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Jeu de plateau · 2 joueurs

Stratégie de la dame chinoise — Gagner la course

Gagner à la dame chinoise : échelles de sauts, groupe compact, aucun traînard, pions adverses comme tremplins et le bon moment pour l’échange.

Une course, pas une bataille

À la dame chinoise, on ne capture rien : la partie se gagne au tempo. Un pas fait gagner un trou ; une bonne chaîne de sauts en fait gagner huit ou dix. Toute la stratégie tient en une question, à chaque tour : quel coup fait avancer mon camp le plus loin, maintenant et au tour suivant ?

Construire des échelles

Un saut a besoin d’un pion à enjamber et d’un trou libre derrière. Des pions espacés d’un trou et alignés dans le sens de la course forment une échelle : le pion de queue la remonte en un seul tour, de saut en saut. Construisez ces échelles avec vos propres pions — personne ne peut les démonter, puisqu’on ne capture pas.

Pensez aussi au saut symétrique : un pion isolé au milieu d’une ligne vide est un tremplin à longue portée. Avant de jouer, cherchez les alignements « trous vides — un pion — autant de trous vides ».

Attention, une échelle sert à tout le monde. Si elle pointe aussi vers le camp adverse, l’adversaire l’empruntera au tour suivant. Refermez derrière vous : avancez le pion qui sert de dernier barreau.

Garder un groupe compact

Un pion parti seul en éclaireur n’a rien à enjamber : il avance d’un trou par tour. Un groupe serré, lui, se sert de ses propres pions comme marchepieds. Faites progresser vos pions par vagues, en gardant toujours des appuis devant et derrière.

Aucun traînard

La défaite classique : neuf pions arrivés, le dixième encore au fond de la branche de départ, sans rien à enjamber pour traverser. Il finit la partie à petits pas pendant que l’adversaire rentre. Faites sortir tôt les pions du fond et, régulièrement, jouez le pion le plus en retard plutôt que le plus rapide.

Les pions adverses sont des tremplins

On peut sauter par-dessus n’importe quel pion. Au centre du plateau, les deux camps se croisent : les pions adverses deviennent autant d’appuis pour vos chaînes. Cherchez les chaînes qui empruntent les deux couleurs — ce sont souvent les plus longues. Avec deux ou trois couleurs par camp, le centre est si chargé que ces chaînes mixtes décident souvent de la partie.

Remplir l’arrivée par la pointe

Dans le camp d’arrivée, occupez d’abord la pointe et les rangées du fond. Des pions garés à l’entrée bouchent le passage : vos derniers pions ne pourront plus sauter jusqu’au fond et devront finir à petits pas. C’est d’ailleurs ce que fait l’IA à partir du niveau Moyen.

Bloquer sans se bloquer

Laisser un pion dans la pointe adverse pour gêner son arrivée ne mène pas loin ici. Dès que l’adversaire n’a plus qu’un pion dehors et ne peut pas finir, l’échange du pion bloqué (cas B) lui permet de déloger l’intrus.

Enfermer un pion adverse dans sa branche de départ ne rapporte rien non plus : l’échange (cas A) le libère en le permutant avec l’un de vos pions à sa portée — lequel atterrit alors dans cette branche, c’est-à-dire dans l’un de vos propres camps d’arrivée. En duel, gêner coûte des tours ; avancer en rapporte.

Bien utiliser l’échange

L’échange coûte un tour entier : c’est une porte de sortie, pas une arme. Quelques réflexes :

  • Cas A, pion coincé. Si plusieurs pions adverses sont à portée, choisissez celui dont la place vous sert le plus : le plus avancé vers votre arrivée, ou le mieux placé pour votre prochaine chaîne. Gardez en tête que si votre pion était coincé dans sa branche de départ, le pion adverse s’y retrouve à sa place — et cette branche est un camp d’arrivée adverse : l’échange peut le faire avancer lui aussi. Mieux vaut ne pas se laisser enfermer.
  • Cas B, dernier pion. Si votre dernier pion est lui-même à portée de l’intrus, échangez avec lui : il entre dans la pointe, l’intrus en sort… et comme c’était le dernier trou libre, vous gagnez sur-le-champ. Échanger avec un pion déjà arrivé est permis, mais l’intrus reste alors dans votre camp : un tour perdu.
  • Anticipez. Quand il ne vous reste que deux ou trois pions dehors et qu’un intrus traîne chez vous, amenez votre dernier pion à sa portée — voisin, ou à un trou occupé de distance.

Ce que font les niveaux de l’IA

  • Débutant et Facile ne voient que des chaînes courtes (deux ou trois sauts) et remplissent l’entrée de leur camp d’arrivée en premier : ils finissent souvent embouteillés.
  • Moyen et Difficile anticipent votre réponse, visent la pointe et enchaînent jusqu’à cinq ou sept sauts.
  • Impossible calcule loin, planifie des chaînes entières et ne fait aucune erreur volontaire : ne lui laissez aucune échelle ouverte.

En résumé

  • Chaque tour doit faire avancer le camp : visez les chaînes.
  • Construisez des échelles avec vos pions, refermez-les derrière vous.
  • Avancez groupé, sans éclaireur isolé ni traînard au fond.
  • Servez-vous des pions adverses comme tremplins.
  • Remplissez l’arrivée par la pointe.
  • L’échange est une sortie de secours : au cas B, échangez avec le dernier pion.

Pour revoir un point de règle — portée de l’échange, tour passé, fin au compte des pions — tout est dans les règles de la dame chinoise.

La revanche, en vrai

Aux Folies d’Edmonde, bar à cocktails du Vieux-Nice, une table de jeux s’ouvre souvent dès 18 h. On y joue surtout au whist, et les amateurs peuvent aussi s’y essayer aux dames chinoises. Si vous réservez, indiquez « table de jeux » dans votre demande.

Rencontrer des locaux à Nice · Réserver une table aux Folies d’Edmonde

Les Folies d’Edmonde

Ces jeux se jouent aussi au bar.

Venez jouer chez moi : le bar ouvre à 18h00.

16 rue Benoît BunicoNiceTous les jours18h00 – 00h30

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